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 Gaëtan Zampa dit "TANY"

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Gigi
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MessageSujet: Gaëtan Zampa dit "TANY"   Jeu 14 Juin 2007, 00:03



Tany Zampa, de son vrai nom Gaëtan Zampa (ou Gaëtano) dit « Tany », mais aussi « Gaï » ou « Don Gaëtano », est né le 1er avril 1933 à Marseille, dans le quartier du Panier.

C'est un parrain du milieu marseillais des années 1970. Il est soupçonné d'avoir commandité l'assassinat de Pierre Goldman pour le compte des GAL espagnols et serait le meurtrier d'Antoine Guérini, pour venger la mort de Robert Blémant.

Gaëtano Zampa a de qui tenir : son père, Mathieu Zampa, né en 1902 à Naples, est un voyou respecté dans la ville. Il a commencé dans les années 1930 sous Paul Carbone et François Spirito, puis s'est rangé du côté des Guérini après la Libération, comme la plupart des marseillais de l'époque. Mathieu Zampa a été le propriétaire du bar de la Ruche, et a trafiqué à Saïgon, notamment les piastres, en 1950. Dans les années 60, il part à Dakar exploiter un night club. Il reviendra à Marseille en 1972 et mourra l'année suivante.

Autant dire que Tany a grandi avec le Milieu et connaît parfaitement son parfum. Lorsqu'il débute dans le métier comme maquereau, vers 1950, dans le quartier Saint-Lazarre, tout le monde le connaît. À vingt ans, il travaille dans le service d'ordre de Gaston Defferre. À même pas vingt-cinq ans, il tient déjà un hôtel, le Réal. C'est un flambeur, il aime montrer sa richesse, tout en évitant d'irriter les anciens de la ville. À Marseille, des caïds comme Antoine Guérini, Robert Blémant ou Paul Mondoloni l'apprécient.

En 1955, il monte à Paris en même temps que la "Bande des Trois Canards", dont il connaît certains membres grâce aux Italiens du quartier du Panier (le noyau dur de la bande, environ dix personnes, est composé essentiellement d'Italiens).

L'équipe, qui a commencé en Côte d'Azur, a décidé de se lancer dans le racket d'hôteliers parisiens (en plus d'être des racketteurs, les membres de la bande donnent aussi dans le casse, le proxénétisme, le jeu...). Beaucoup de voyous de la capitale commencent à cotoyer cette bande, et pas n'importe lesquels. Ils sont parmi les plus durs : Joseph Brahim Attia (dit Jo Attia), Georges Boucheseiche (au centre de l'affaire Ben Barka), Jean Palisse...

Tany Zampa, qui connaît déjà très bien le Milieu, est désormais rôdé pour un tas d'activités. À Paris, il apprend à connaître des voyous violents, il les fréquente et s'habitue à leur attitude. Il est lui-même un nerveux, un "excité".

Une bande redoutable

Jusqu'en 1965, Zampa travaillera entre Paris et Marseille. Dans la cité phocéenne, il commence à s'entourer de vrais durs. Des impulsifs, des sanguinaires, des personnages violents et craints. Son passage dans la "Bande des Trois Canards" a été très formateur. Il établit avec ses hommes une sorte de pacte de sang. Mais Tany Zampa est impitoyable : il serait très bien capable d'en descendre un si celui-ci devenait gênant. On peut citer parmi eux Jean Toci, son demi-frère et bras droit, Gaby Regazzi, le vrai cerveau de l'équipe, Bimbo Roche, Gérard Vigier, Gilbert Hoareau dit Gilbert le Libanais, ou encore Jacky le Mat. Plus une multitude d'autres durs issus de la nouvelle génération.

L'efficacité de Tany Zampa dans le racket et la "protection" pousse bon nombre de caïds marseillais à faire appel à lui, notamment Robert Blémant. Il prend ses aises et se permet tout et n'importe quoi. Certains anciens, adeptes des règles "morales" du Milieu, comme les Guérini, voient d'un mauvais œil les méthodes violentes de Tany Zampa. Mais personne n'ose s'opposer à lui.

Alors qu'il commence à investir dans l'héroïne, Gaëtano Zampa signe un gros coup : le cambriolage de la caisse d'allocations familiales de Marseille, dans la nuit du 31 décembre 1960 au 1er janvier 1961, pour deux millions de francs. Zampa monte en puissance. Il a investi dans la prostitution, la drogue, les jeux et il est le plus efficace racketteur de la Côte.

Mais les Guérini occupent le trône du crime marseillais. Et on ne s'attaque pas aux Guérini. Mais le 4 mai 1965, Robert Blémant est abattu sur ordre d'Antoine Guérini. Pour Zampa, c'est une aubaine. Le Milieu n'accepte pas qu'Antoine ait fait assassiner un pilier comme Blémant uniquement par jalousie. Les associés des Guérini s'écartent peu à peu du clan, qui s'en retrouve très affaibli.

Zampa en profite. Il ordonne à ses hommes de racheter ou de "protéger" les établissements de la région, dont, à la fin des années 60, certains appartenant (ou ayant appartenu) aux Guérini. Les lieutenants de Zampa exécutent les ordres et opèrent avec violence et détermination. Grâce à eux, Zampa met la main sur un bon nombre d'établissements de nuit. Et l'incarcération de Zampa de 1966 à 1970 (il se marie en prison en juin 1966) n'empêchera pas ses hommes de continuer de prendre du terrain.

Lorsqu'il sort de prison, Zampa est le nouveau maître des rues marseillaises : Antoine Guérini a été abattu en 1967 (certains pensent que c'est Jacky le Mat qui l'a exécuté sur ordre de Zampa), et Mémé est en prison.

Pendant les années 70, Tany s'intéresse au trafic d'armes et aurait fourni l'ETA.

L'heure des comptes a sonné

Si dans l'ombre de Zampa Jacky le Mat gagne du galon, c'est surtout Francis le Belge qui monte en puissance. Les deux hommes se sont régulièrement croisés à Paris, mais restent rivaux. Le tout est qu'en 1972, des trafiquants d'héroïne proche de Zampa ont escroqué le Belge d'une grosse cargaison.

Prévoyant une riposte, Zampa décide d'agir : le 5 septembre 1972 sont abattus au Canet Robert Di Russo, Jean-Claude Bonello et Daniel Lamberti. L'un des tueurs est abattu le 14 octobre 1972 en Corse, et l'autre le 28 octobre 1972. Le 26 décembre 1972, c'est un homme du Belge qui tombe, puis deux autres en février 1973, à la Belle-de-Mai.

Francis le Belge réplique durement : le 31 mars 1973, quatre hommes sont tués au bar du Tanagra. Il s'agit de Joseph Lomini dit le Toréador, l'un des trafiquants ayant escroqué le Belge et cible principal du commando, Ansan Bistoni dit l'Aga Khan, poids lourd de la French Connection, Jean-Claude Napoletano, un petit truand, et la patronne du bar.

En novembre 1973, l'arrestation de Francis le Belge et sa condamnation à quatorze ans de prison mettent fin aux affrontements. Par ailleurs, la légende veut qu'en plein cœur des combats opposant les deux marseillais, Tany Zampa et ses hommes auraient aperçu le Belge à Paris, sans aucune protection, mais auraient refusé de faire feu sur ce dernier car accompagné de sa mère. Au cours de ces affrontements, Zampa aura préféré se réfugier en Italie pour échapper aux balles et à la police, et il y restera jusqu'en 1975.

Tany fera huit mois de prison pour port d'armes en 1975 et est soupçonné d'avoir fourni des moyens pour le "casse du siècle" d' Albert Spaggiari en 1976. Il est cependant très peu probable qu'il ait eu un quelconque rôle dans le casse de Nice.

En parallèle de ses démêlés judiciaires sans conséquences, Tany Zampa se lance dans les jeux de la Côte d'Azur en association avec son ami d'enfance Bimbo Roche et le roi du jeu niçois Jean-Dominique Fratoni.

Le rôle de Pascal Lavie (né en 1957 à Paris), ami d'enfance d'un des deux des frères Fargette, a toujours été mal défini. Particulièrement intelligent, il a longtemps été soupçonné d'être le cerveau de nombreuses opérations montées par le clan Zampa. Mais malgré une enquête approfondie du Service de Répression du Grand Banditisme et des Renseignements Généraux, il ne sera jamais inculpé ni condamné. En 1983, une note du FBI et de la CIA informe le MI5 et la DST qu'il a probablement été l'intermédiaire d'une livraison d'armes à l'IRA pour le compte de Tany Zampa.

Mais même si tout semble aller bien pour Zampa, il reste un point noir : Jacky le Mat. Ce dernier s'est écarté de Tany et ne cesse de faire augmenter son capital. Alors lorsque les intérêts des deux hommes se toucheront, les balles vont fuser. Le litige survient en 1977, lorsque Jacky le Mat rackette un client qui était déjà la cible de Zampa. Ce dernier, fou de rage, part régler son compte au Mat le 1er février 1977, accompagné de Gaby Regazzi et Bimbo Roche. Il tire sept balles de 11.43 sur son ennemi tandis que ses acolytes tirent chacun une décharge de chevrotine. Mais manque de chance pour Tany, Jacky a survécu à ses blessures et prépare la contre-attaque. De mars 1977 à avril 1978, les corps vont tomber des deux côtés (douze au total). Avec une avance pour le Mat, qui a éliminé les porte-flingue qui faisaient toute la puissance du clan Zampa. Ce dernier en sort très affaibli, et sur le terrain il ne tient plus réellement Marseille.

Une fin peu glorieuse

Les pressions policières ne font qu'aggraver les choses. Surtout à partir d'octobre 1981, date de l'assassinat du juge Pierre Michel, pour lequel Zampa est immédiatement soupçonné. À partir de cette date, Zampa est sans cesse surveillé, ce qui limite fortement son influence et son contrôle du crime marseillais.

En octobre 1983, Gilbert le Libanais, acolyte de Zampa spécialisé dans le monde de la nuit, est descendu. Le clan Zampa est sûrement l'auteur de cette assassinat, n'ayant pas supporté l'éloignement du Libanais par rapport au clan et son ambition d'enrichissement solitaire. La police met la main sur sa comptabilité et y découvre des affaires louches auxquelles sont liés Tany Zampa, sa femme, son avocat, et de nombreuses autres personnes parmi lesquelles figure Pascal Lavie. En novembre 1983, ils sont tous arrêtés.

En prison, Zampa sombre lentement dans la folie. À l'intérieur des murs tout comme à l'extérieur, le monde des voyous s'amuse à surnommer l'autoproclamé "parrain à l'italienne" la "marraine" ou encore la "balance". Les 20 et 22 juin 1984, il tente vainement de se suicider. Et le 23 juillet, malgré une condamnation ne pouvant atteindre au maximum que cinq ans de prison, Tany Zampa se pend dans sa cellule des Baumettes. Et la trachéotomie tentée par son voisin de cellule avec un couteau n'a rien arrangé. Zampa meurt finalement le 16 août 1984 à 51 ans, aux termes d'une lente agonie.

Néanmoins, d'anciens fidèles de Zampa s'étant fait plus discrets que d'autres vont continuer leur route dans la criminalité pendant un certain temps, notamment Jean Toci, qui sera assassiné en mai 1997 à Istres.

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