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 La brise de Mer

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Don Starfane



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MessageSujet: La brise de Mer   Jeu 24 Juil 2008, 02:06

Dans ce topic je posterai regulierement toutes les infos que je pourrais sur le milieu Corse.


La Brise de Mer


Le gang de la Brise de mer est un groupe de criminalité organisée corse qui doit son nom à un bar de Bastia en Haute-Corse, qui servit de lieu de réunion à certains de ses membres.

Réputé pour ses actions d'éclat, violentes et militarisées, ses membres opèrent en Corse, en France continentale et en Europe. On lui attribue en particulier, le vol de l’Union de banques suisses (UBS) à Genève en Suisse. Elle est impliquée notamment dans le blanchiment d'argent sale et dans le milieu du foot avec notamment des liens supposés avec le club de Bastia.

Des liens avec les nationalistes corses seraient aussi une caractéristique du gang de la brise de mer comme l'a laissé supposé la récente affaire Charles Pieri, qui est un proche de Francis Mariani, un des chefs du gang. Ce lien supposé s'est trouvé renforcé lors l'affaire « Armata Corsa » où la concurrence entre le « courant Pieri » majoritaire était en lutte avec les fidèles de François Santoni.

Dans cette lutte d'influence, des membres supposés du gang de la Brise de Mer auraient effectué le travail d'assassinat des membres du groupe nationaliste Armata Corsa (organisation nationaliste dissidente), dirigé par François Santoni.[5]

Dans cette affaire, Jacques Mariani et Joseph Menconi ont été jugé en juin 2006 au tribunal de Créteil (Val-de-Marne).


Membres supposés :

Richard Casanova
Francis Mariani
Maurice Costa
Benoît Grisoni
Dominique Rutily abattu en 2002 accompagné de Rolland Courbis
Joseph Menconi
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Don Starfane



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MessageSujet: Re: La brise de Mer   Jeu 24 Juil 2008, 02:13

Jacques Follorou et Vincent Nouzille ont retracé l'histoire des Parrains corses (Fayard). Ils expliquent comment ces derniers ont étendu par étapes leur emprise à toute l'île.

Votre ouvrage constitue une véritable encyclopédie du milieu corse, une histoire détaillée de ses mythiques parrains. Comment commence cette épopée du banditisme?

Les parrains corses ont tenu le haut du pavé du banditisme français depuis le début des années 1930. Mais ils n'étaient pas considérés comme des mafieux, au sens sicilien. En revanche, depuis la fin des années 1970, avec la naissance d'un groupe baptisé «la Brise de mer», ils réunissent les principales caractéristiques d'une mafia. A savoir une structure organisée, un sanctuaire géographique, une emprise sur la démocratie locale, la gangrène de l'économie et l'impunité par rapport aux machines judiciaire et policière. Notre livre est d'abord destiné aux Corses. Ils sont victimes d'un paradoxe: pendant des années, l'île a été asphyxiée par la pauvreté. Or, à partir des années 1980, l'argent a commencé à arriver, ne serait-ce que par la solidarité du continent. Mais, au moment où la Corse pouvait se développer et coller à sa spécificité culturelle, économique et politique, les voyous s'installaient à demeure sur l'île. Aujourd'hui, celle-ci est étouffée par le pouvoir du milieu.

Il existe, selon vous, deux époques dans l'histoire du milieu insulaire. La première, où les parrains prospèrent à l'extérieur, et la seconde, où ils s'établissent en Corse, corrompant la société locale. Pourquoi les Corses réussissent-ils dans le banditisme?

Ce sont des exilés d'une île pauvre et trop souvent conquise, habitués à définir leurs propres règles. Ils s'installent dans les colonies, aux quatre coins du monde, et ont des capacités à jouer les passeurs. Ils prennent aussi pied dans un port, Marseille, première ville corse de France, et se lancent dans le proxénétisme. Carbone a été le premier grand parrain. C'est un ancien marin des Messageries qui a fait la guerre de 14. Proxénète, il s'allie avec un Italien, Spirito, né à Marseille. L'Italien et le Corse, c'est l'alliance magique de deux mentalités. Ils vont vite comprendre que, pour gérer la prostitution, le racket, le trafic de parmesan et de cigarettes, il faut une assise politique. Ils se lient à un adjoint au maire de Marseille, Simon Sabiani. Seulement, pendant la guerre de 40, Spirito et Carbone choisissent le camp de la collaboration. En face d'eux, leurs amis, les Guérini, ont pris l'option de la Résistance. Ces derniers vont profiter de la mort de Carbone, en 1943, et de la fuite de Spirito et de Sabiani en Amérique. Les Guérini, après guerre, se mettent dans les rangs de la SFIO et forment les gros bras pour les campagnes électorales.

Vous décrivez ensuite dans le détail les étapes de la fameuse French connection.

En réalité, ce qu'on a appelé la French connection était une Corsican connection: toute la filière française de l'héroïne était tenue par des Corses, selon les archives que nous révélons. Les Américains et les Français l'ont su dès le début des an-nées 1950. Mais elle a prospéré pendant vingt ans, avant qu'on s'y attaque sérieusement.

Pourquoi?

Parce que la législation ne punissait que de cinq ans de prison le trafic de drogue. Il faudra attendre la loi de 1970 pour obtenir des peines plus sévères. Mais aussi parce que les Corses ont des amis gaullistes au pouvoir - un conseiller du ministre de l'Intérieur, par exemple. Et puis, en 1969, Nixon écrit à Pompidou, qui vient d'être élu, et lui dit que ça ne peut plus durer. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Raymond Marcellin, qui n'est pas gaulliste, expédie des policiers à Marseille. Quelques figures du milieu tombent alors, dont Jean-Baptiste Croce. Ce «diplomate» de la Corsican connection avait navigué de La Havane à Palerme, en passant par le Canada. A ce moment-là, certains parrains prennent des coups; d'autres s'éloignent de la drogue ou se mettent en cavale. C'est le cas d'un personnage central, Jean-Jé Colonna.

Jean-Jé Colonna apparaît dans votre livre comme l'incarnation même du parrain...

C'est un homme charnière. Il est d'abord l'héritier du système marseillais, de la «French Corsican connection». Il y a fait ses armes. En cavale pendant dix ans, il s'appuie sur cette fameuse diaspora corse qui permet à un parrain ou à un truand corses de vivre tranquillement pendant des années à l'étranger. «Jean-Jé» incarne ensuite la nouvelle époque, le repli sur l'île. Pour le comprendre, il faut mettre des lunettes spéciales. Jean-Jé n'est pas un parrain à la mode sicilo-américaine. Il est surtout un chef de clan. Le lien de dépendance avec son entourage est plus compliqué. Quand il parle de ses amis, il existe trois degrés de dépendance: il y a l'ami d'enfance, l'ami du même village et l'ami tout court! Des liens d'obligeance qui tiennent aux services rendus. Sa situation judiciaire est aussi particulière. Il a été condamné en première instance, mais n'a pas été jugé en appel. Cette bizarrerie - l'action publique est prescrite - lui a permis de rentrer tranquillement chez lui après sa cavale.

Comment un tel dysfonctionnement est-il possible?

La question reste ouverte... On ne peut rien dire de plus, sauf qu'on sait que les parrains ont des relais au sein de la machine de l'Etat, de la police et de la justice.


Nous arrivons à la période charnière, celle où le banditisme change de nature. Vous l'attribuez à la création de la bande de la Brise de mer.

Cette bande a été constituée par un groupe de jeunes, à la fin des années 1970, qui a scellé un pacte, suffisamment puissant pour qu'il tienne jusqu'à aujourd'hui. Ils étaient neuf ou dix, pas plus. Nous donnons leurs noms. La Brise de mer, à l'origine, est un bar qui donne sur le Vieux-Port, à Bastia, et qui est tenu par Antoine Castelli, un petit caïd local. Le point fort de ce groupe tient d'abord à l'indéfectible solidarité de ses membres. Seconde règle: l'organisation ne délègue jamais. Ses membres font parfois appel à des gens extérieurs, mais ils contrôlent toujours leurs coups de A à Z. Le braquage «fondateur», c'est le casse du Crédit lyonnais, qui se déroule un week-end de Pâques 1982, à Bastia.
Autre épisode décisif: le procès de Dijon. Un procès qui fait suite au meurtre de Daniel Ziglioli, assassiné en 1982, lors de la lutte qui oppose les anciennes équipes de Haute-Corse aux jeunes de la Brise de mer. Les présumés tueurs sont arrêtés, mais le procès est dépaysé à Dijon pour empêcher les pressions. Finalement, les trois prévenus sont acquittés. On sait aujourd'hui que l'avocat général, le président et des jurés ont été «appelés». Cet acquittement est apparu en Corse comme la preuve de l'impunité de la Brise de mer. L'équipe passe alors à l'échelon supérieur. Le 25 mars 1990, elle braque une succursale de l'UBS, à Genève. Un coup qui rapporte 120 millions de francs!

Quelles sont les relations entre les membres de la Brise de mer et les nationalistes, dont le mouvement naît à peu près à la même époque?

C'est une question délicate. Les voyous et les «natio» constituent en Corse deux pouvoirs qui ont délimité leur territoire. Selon nos informations, la Brise a passé, au milieu des années 1980, un pacte avec les «politiques». «Si un problème survient, on le jouera à la sicilienne, c'est-à-dire qu'on ira chercher vos enfants et vos femmes.» Cet équilibre s'est bien incarné dans l'affaire des fourgons. A partir du moment où les nationalistes ont investi dans la sécurité privée, notamment dans le transport de fonds, les fourgons n'ont plus jamais été attaqués!

Et quels liens existent entre la Brise de mer et les élus?

Pour les évoquer, nous nous appuyons à la fois sur des affaires judiciaires et sur des rapports de magistrats, en particulier celui de Bernard Legras, ancien procureur général à Bastia. En 1986, par exemple, les policiers enquêtent sur le Challenger, une boîte de nuit de Balagne. Apparaissent alors, via des écoutes téléphoniques, des conversations entre le frère d'un des piliers de la Brise de mer, Dominique Rutily, et l'ancien maire de l'Ile-Rousse, Pierre Pasquini. Dans le même temps, la police découvre que deux voyous arrêtés en flagrant délit pour tentative de braquage et qui devaient visiter des familles pour les convaincre de «bien voter» étaient des «agents électoraux» de Pierre Pasquini.
Autre élément: dans son rapport, Bernard Legras écrit qu'il a rencontré un élu important de la Haute-Corse qui lui a parlé, à propos de la Brise de mer, de la nécessaire réinsertion des délinquants. La citation est anonyme. Seulement, en remettant son rapport, en 2000, le magistrat a annexé la liste des noms de personnes citées anonymement... Nous découvrons ainsi que cet élu n'est autre que Paul Giacobbi, président du conseil général de la Haute-Corse. Nous n'en concluons rien; nous constatons.

Comment les politiques corses «cohabitent» -ils avec la Brise de mer?

Aujourd'hui, au sein de la collectivité territoriale, près de 80% des élus, lorsqu'ils prennent une décision, tiennent compte de la sphère d'influence de la Brise de mer, du milieu en Corse-du-Sud et des nationalistes. Cela ne signifie pas que tous les élus soient liés à ces divers groupes. Mais leur poids est tel qu'un élu honnête et intègre, aujourd'hui, en Corse, doit forcément prendre en compte les intérêts des voyous et des nationalistes.

Ce que vous dites signifierait que le système mafieux a gagné en Corse et qu'il contrôlerait le système économique...

Il est devenu très difficile, voire quasi impossible, de faire des affaires en Corse en négligeant l'influence des voyous ou de leurs affidés, même pour installer, à Bastia, une modeste baraque à frites.

Comment peut-on changer cette situation?

Ses premières victimes, il faut le répéter, sont les Corses. Pour qui connaît et aime cette île, il règne là-bas une peur diffuse. On peut même parler d'un climat de terreur. Et cela quel que soit le milieu auquel on appartient. Notre livre est aussi un appel à l'aide pour sauver la Corse.
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MessageSujet: Re: La brise de Mer   Lun 28 Juil 2008, 02:59

Merci pour l'article Don Starfane !
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